CAHIER N° 175

Guerre de 1914-1918, Les soldats inscrits sur le monument aux Morts de Boën

3e trimestre 2018, 108 pages, 13 euros

Présentation
L’exposition Les poilus boënnais Morts pour la France que nousavionspréparée etprésentée en 2014, dans le cadre du centenaire du début du conflit de 1914, avait attiré près de 1 400 visiteurs. Nombreux étaient ceux qui avaient suggéré qu’elle soit complétée par un support écrit permettant de conserver la mémoire de nos compatriotes ayant donné leur vie à la Patrie.
À l’occasion de la commémoration du centenaire de l’armistice quoi de plus normal que de saisir l’opportunité de faire revivre l’histoire familiale, le vécu militaire et les circonstances de la disparition de ces hommes à travers une publication à laquelle j’associe la mémoire d’Andrée, mon épouse, qui s’était beaucoup investie dans la réalisation de l’exposition.
Cette publication est labellisée par la Mission du centenaire de la première guerre mondiale pour figurer sur le programme national officiel des commémorations du Centenaire 14-18.

Page de couverture

P1320752Comme dans beaucoup de villes et de villages, lorsque des plaques souvenir sont apposées sur le monument aux morts communal et à l’église paroissiale, le nombre de noms y figurant diverge. Boën n’y a pas échappé mais gardons-nous bien d’en chercher l’origine !
En 2014, 96 noms étaient gravés sur le monument aux morts élevé au cimetière. Depuis 2016, on en dénombre 97. La lecture des plaques de l’église, où seulement 84 noms figurent, a permis de retrouver Jean ROCHE, disparu en 1916 à Verdun et qui n’était pas inscrit sur le monument communal.
À l’initiative du conseil municipal, cet oubli a été réparé, fin mai 2016. Pour retracer l’itinéraire des 97 soldats à travers les champs de bataille, des Vosges à la mer du Nord, la première démarche nous a amenés à explorer sur le site Internet Mémoire des hommes les fiches individuelles des Morts pour la France et la base des sépultures de guerre.

Cette collecte a été complétée par la consultation auprès des archives départementales, des registres matricules du recrutement militaire, des transcriptions de décès, des états de recensements communaux de 1911 et 1921 et des journaux de l’époque.

Enfin, les JMO (Journaux de Marches et Opérations) et les historiques des régiments publiés également par Mémoire des hommes ont apporté de précieuses informations complétées par les documents tels que courriers, cartes et photographies prêtés par les familles de poilus que nous remercions sincèrement.

Jean-Louis CHARREYRON Septembre 2018